Quel est le meilleur moment pour prendre sa retraite ?

« Pour garantir le même niveau de vie à la retraite, il est aujourd’hui plus important que jamais de planifier sa retraite suffisamment tôt, idéalement cinq à dix ans avant de cesser d’exercer une activité professionnelle. »

Expert en retraite

publié le

27. mars 2026

L'essentiel en bref

Le choix du mois au cours duquel l’activité professionnelle prend fin a des conséquences importantes sur la situation financière personnelle à la retraite. Le fait que le départ à la retraite intervienne au début ou à la fin d’une année civile influe considérablement sur le montant des cotisations AVS ainsi que sur la charge fiscale. Il est donc essentiel de planifier sa retraite suffisamment tôt afin d’éviter des prélèvements inutiles et d’optimiser le capital disponible. 

Conséquences fiscales de la date de départ à la retraite

La date de retrait du capital de la caisse de pension est déterminante pour l’imposition. En règle générale, l’avoir est imposé l’année où il devient exigible ou est versé. Étant donné que l’avoir de la caisse de pension devient normalement exigible le jour suivant la fin du contrat de travail, l’assujettissement à l’impôt est reporté à l’année civile suivante si la date de départ à la retraite est le 31 décembre.

Éviter la progression fiscale grâce à des retraits échelonnés

Un aspect central de la planification de la retraite consiste à éviter une forte progression fiscale. Pour calculer l’impôt sur les versements, les autorités fiscales additionnent l’ensemble des revenus perçus au cours d’une année civile. Cela concerne les avoirs de la caisse de pension, les comptes de libre passage ainsi que les avoirs du pilier 3a. Souvent, les revenus du conjoint sont également pris en compte.
Étant donné que la charge fiscale en pourcentage augmente avec le montant des versements, la répartition des versements sur plusieurs années permet souvent de réaliser une économie de plusieurs milliers de francs.

Obligation de cotiser à l’AVS en cas de retraite anticipée

Toute personne qui prend sa retraite avant d’avoir atteint l’âge ordinaire de la retraite AVS reste soumise à l’obligation de cotiser. En tant que personnes sans activité lucrative, les personnes concernées doivent verser des cotisations pouvant atteindre 26’500 francs par an et par personne, en fonction de leur fortune et de leurs revenus de rente.

La règle des 9 mois pour économiser sur les cotisations

Pour remplir l’obligation de cotiser à l’AVS pour l’année de la retraite uniquement grâce à l’activité lucrative, certaines conditions doivent être remplies :

  • La personne concernée doit avoir travaillé pendant au moins neuf mois au cours de l’année de la Retraite.
  • Le taux d’occupation doit avoir été d’au moins 50 % pendant cette période.

Si la durée de travail est inférieure à neuf mois, la caisse de compensation vérifie si les cotisations déjà versées sur le revenu professionnel représentent au moins la moitié des cotisations qui seraient dues en tant que personne sans activité lucrative. Si ce n’est pas le cas, la différence doit être versée a posteriori sous forme de cotisation pour personnes sans activité lucrative. Une possibilité de réduire ces coûts consiste à conserver un emploi à temps partiel.

Le moment idéal pour prendre sa retraite en Suisse

Potentiel d'optimisation dans le pilier 3a

Pour les personnes actives qui ne sont affiliées à aucune caisse de pension, le pilier 3a offre des avantages fiscaux significatifs. Elles peuvent verser chaque année jusqu’à 20 % de leur revenu professionnel, le montant maximal étant fixé à 36’288 francs. Ces versements peuvent être directement déduits du revenu imposable, ce qui souligne l’importance du moment de la retraite et du revenu associé au cours de la dernière année d’activité.

Conclusion : une planification individuelle, clé du succès

Il n’existe pas de mois idéal universel pour prendre sa retraite ; le choix dépend de la situation patrimoniale individuelle, de la situation familiale et des objectifs liés au versement du capital. Étant donné que les mauvaises décisions en matière de retraite ont souvent des conséquences financières importantes, une préparation professionnelle est recommandée.

Choisissez le moment optimal pour votre retraite

Souhaitez-vous vous assurer de choisir le moment optimal pour votre retraite ? Saisissez l’occasion de vous préparer de manière approfondie. Un premier entretien avec un expert pour clarifier votre situation initiale constitue souvent la première étape vers une retraite financièrement assurée.

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Foire aux questions

La date à laquelle vous quittez la vie active a une influence directe sur votre charge fiscale et votre assujettissement aux cotisations AVS. Un départ au 31 décembre, par exemple, a pour conséquence que le capital de la caisse de pension n’est généralement exigible que l’année suivante et n’est donc imposé qu’à ce moment-là. Selon votre planification, cela permet d’économiser des sommes considérables en impôts.

Les autorités fiscales additionnent tous les retraits de capital effectués au cours d’une année civile – cela vaut également pour les retraits effectués par le conjoint. Étant donné que les taux d’imposition augmentent progressivement à mesure que le montant des versements augmente, il est conseillé de répartir sur plusieurs années les versements provenant de la caisse de pension, du pilier 3a et des comptes de libre passage. Cette répartition permet de briser la progressivité fiscale, ce qui peut entraîner des économies considérables.

En cas de retraite anticipée, l’obligation de cotiser ne prend pas fin ; vous devez continuer à verser des cotisations en tant que personne sans activité lucrative jusqu’à ce que vous atteigniez l’âge ordinaire de la retraite AVS. Ces cotisations peuvent s’élever jusqu’à 26 500 francs par an, en fonction de votre fortune et de vos revenus de rente. Pour que l’obligation de cotiser pour l’année de départ à la Retraite soit déjà couverte par l’activité lucrative, vous devez avoir travaillé au moins neuf mois cette année-là à un taux d’occupation d’au moins 50 %.

Les personnes qui n’appartiennent à aucune caisse de pension peuvent réduire considérablement leur charge fiscale en effectuant des versements dans le pilier 3a. Une déduction pouvant aller jusqu’à 20 % du revenu professionnel est autorisée, avec un plafond de 36 288 francs par an. Étant donné que le montant du revenu imposable est souvent encore élevé l’année de la Retraite, cela constitue un outil important pour optimiser le décompte final.