
« La retraite ne signifie pas s’arrêter. Cela signifie pouvoir choisir librement. »
Experte en retraite
publié le
Le passage à la retraite ne doit pas nécessairement se faire de manière brutale. De plus en plus de salariés en Suisse optent pour une retraite partielle afin d’organiser leur sortie de la vie active de manière progressive et en fonction de leurs propres besoins. Ce modèle permet de réduire progressivement son temps de travail tout en percevant les premières prestations de vieillesse.
La retraite partielle est généralement possible entre 58 ans révolus et 70 ans. Depuis le 1er janvier 2024, les caisses de pension sont légalement tenues de proposer un départ à la retraite progressif, qui doit être possible au plus tard à partir de 63 ans.
Certaines conditions doivent être remplies pour la mise en œuvre :
La retraite partielle influence différemment tous les domaines de la prévoyance vieillesse. Une approche coordonnée est donc indispensable pour assurer la stabilité financière.
La rente AVS peut être perçue jusqu’à deux ans avant l’âge de référence. Depuis début 2024, un versement anticipé partiel compris entre 20 % et 80 % de la rente est également possible en trois étapes maximum. Veuillez noter qu’un versement anticipé entraîne une réduction de la rente à vie. Selon les dispositions actuelles, la réduction s’élève à 6,8 % par année de versement anticipé. En raison du relèvement progressif de l’âge de référence à 65 ans, des dispositions spéciales et, dans certains cas, des taux de réduction moins élevés s’appliquent aux femmes de la génération de transition (nées entre 1961 et 1969).
À chaque étape de la retraite partielle, il est possible de percevoir un capital à hauteur de la réduction du taux d’occupation, de demander une rente partielle ou d’opter pour une combinaison des deux.
Les avoirs du pilier 3a peuvent être perçus au plus tôt cinq ans avant d’atteindre l’âge de référence. Les personnes qui continuent à travailler à temps partiel au-delà de l’âge de référence et qui perçoivent un revenu soumis à l’AVS peuvent continuer à verser des cotisations au 3e pilier jusqu’à l’âge de 70 ans au plus tard et les déduire fiscalement.
L’un des principaux avantages de la retraite partielle en Suisse réside dans le potentiel d’optimisation fiscale. Le retrait échelonné des prestations en capital de la caisse de pension et du pilier 3a sur plusieurs années fiscales permet de briser la progressivité de l’imposition.
Les dispositions fiscales et les paliers minimaux pouvant varier d’un canton à l’autre, il est conseillé de se renseigner au préalable auprès des autorités fiscales compétentes. Il est également important de savoir que les retraits en capital provenant de différentes sources au cours d’une même année sont additionnés aux fins de l’imposition.

Si les moyens financiers sont suffisants ou si l’on souhaite éviter de puiser prématurément dans l’avoir de vieillesse, il est également possible de réduire le temps de travail sans percevoir simultanément de prestations de vieillesse. Dans ce cas, le capital reste intégralement immobilisé et continue de porter intérêt. De nombreuses caisses de pension permettent en outre de continuer à assurer le salaire assuré jusqu’alors malgré la réduction, afin de maintenir les droits à la rente, ce qui nécessite généralement que la personne assurée prenne en charge les cotisations supplémentaires.
La retraite partielle offre une grande flexibilité, mais nécessite une préparation minutieuse en raison des interactions complexes entre les revenus, les impôts et les prestations de prévoyance. Les experts recommandent de commencer une planification de la retraite détaillée dès l’âge de 40 ans – idéalement même plus tôt. Cela permet d’identifier à temps les lacunes de revenu et de les combler par des rachats volontaires auprès de la caisse de pension ou par une épargne ciblée dans le 3e pilier.
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En Suisse, la retraite partielle peut généralement être mise en place entre 58 et 70 ans. Le législateur impose aux caisses de pension de proposer ce modèle au plus tard à partir de 63 ans. Au total, trois étapes de retraite au maximum sont autorisées, la troisième étape correspondant au départ complet de la vie active. À chaque étape, le taux d’occupation doit être réduit d’un pourcentage minimum défini. En règle générale, une réduction d’au moins 20 % est exigée.
Non, la réduction du taux d’occupation dans le cadre d’une retraite partielle doit être définitive. Une augmentation de la charge de travail après une étape de retraite partielle déjà effectuée est généralement exclue, du moins chez le même employeur. Il est donc important d’examiner au préalable et avec précision les conséquences financières de la réduction de la charge de travail, car cette décision est irréversible.
Depuis la réforme entrée en vigueur début 2024, la rente AVS peut être perçue de manière flexible entre 63 et 70 ans, un versement partiel compris entre 20 % et 80 % étant possible. Un versement anticipé avant d’avoir atteint l’âge de référence entraîne toutefois une réduction de la rente à vie. Pour chaque année de retraite anticipée, la rente est actuellement réduite de 6,8 %. Pour les femmes de la génération de transition (nées entre 1961 et 1969), des dispositions spéciales s’appliquent en raison du relèvement progressif de l’âge de référence à 65 ans, ainsi que, dans certains cas, des taux de réduction moins élevés.
Des avantages fiscaux peuvent notamment être obtenus grâce à un versement échelonné du capital. Au lieu de percevoir l’intégralité de l’avoir de la caisse de pension ou du pilier 3a en une seule année, le versement est réparti sur plusieurs années. Cela permet de briser la progressivité de l’impôt et peut entraîner des économies de plusieurs milliers de francs. Les réglementations varient toutefois d’un canton à l’autre. Il convient de noter que les retraits en capital provenant de différentes sources de prévoyance au cours d’une même année civile sont additionnés aux fins de l’imposition, raison pour laquelle un échelonnement dans le temps sur plusieurs périodes fiscales s’avère particulièrement efficace.
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