
« Quand on sait comment fonctionne le système de prévoyance suisse, on dort mieux. »
Experte en retraite
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Une perte d’emploi ou un licenciement confronte les personnes concernées à d’importants défis professionnels et personnels. Au cours de cette phase, il est essentiel de ne pas perdre de vue les aspects financiers de la prévoyance professionnelle. Le départ d’une entreprise met généralement fin au rapport de prévoyance existant, ce qui a des répercussions immédiates sur la couverture d’assurance et le capital épargné.
Après la fin du contrat de travail, la couverture contre les risques de décès et d’invalidité auprès de l’ancienne institution de prévoyance reste en vigueur pendant 30 jours au maximum. Dès que vous avez droit à des indemnités journalières de chômage, vous êtes automatiquement assuré contre ces risques auprès de la Fondation institution supplétive LPP, mais uniquement dans le cadre du minimum légal. Les cotisations pour cette couverture de base sont directement prélevées sur vos indemnités journalières.
Si vous ne vous inscrivez pas auprès de l’Office régional de placement (ORP) ou si vous ne percevez pas d’indemnités journalières, cette couverture d’assurance prend fin après le délai de couverture supplémentaire de 30 jours. Dans ce cas, il convient d’envisager des solutions alternatives afin d’éviter toute lacune de prévoyance.
Le capital épargné dans la caisse de pension, appelé « prestation de libre passage », ne peut pas rester sur un compte bancaire privé après le licenciement. Si vous ne reprenez pas immédiatement un nouvel emploi, cet argent doit être transféré vers une institution de libre passage. Plusieurs options s’offrent à vous :
Une répartition stratégique du capital entre deux institutions de libre passage différentes (splitting) peut s’avérer judicieuse. Cela permet par la suite un retrait échelonné des fonds, ce qui peut réduire la charge fiscale lors du retrait du capital.
Si vous perdez votre emploi à l’âge de 58 ans ou plus tard, des options supplémentaires s’offrent à vous. Conformément à l’art. 47a LPP, les assurés licenciés par leur employeur ont le droit de poursuivre l’assurance auprès de leur caisse de pension actuelle.
Dans ce cas, vous devez financer vous-même tant les cotisations salariales que patronales. Vous pouvez choisir de n’assurer que les risques de décès et d’invalidité ou de continuer à épargner du capital de vieillesse. Un point important : si les cotisations sont maintenues pendant plus de deux ans, la prestation de vieillesse doit en règle générale être perçue sous forme de rente ; un versement en capital n’est alors souvent plus possible.
Il existe également la possibilité d’une retraite anticipée, pour autant que le règlement de la caisse le prévoie. Veuillez toutefois noter qu’une rente de la caisse de pension est prise en compte dans le calcul des indemnités journalières de chômage et les réduit en conséquence.
Un retrait anticipé des fonds de la caisse de pension pendant la période de chômage est soumis à des conditions strictes. Les motifs possibles sont les suivants :
Étant donné que tout retrait anticipé réduit le capital de vieillesse, cette décision doit être mûrement réfléchie.
La période de chômage nécessite de prendre des décisions importantes pour votre sécurité financière future. Que le maintien de l’assurance, l’investissement dans des solutions de placement en titres ou un splitting fiscalement optimisé constituent le bon choix dépend de votre situation personnelle et de votre âge. Assurez dès maintenant votre avenir. Une planification précoce et professionnelle vous aide à combler les lacunes et à préparer au mieux votre patrimoine pour la retraite.
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Après votre sortie de la caisse de pension, vous restez assuré contre les risques de décès et d’invalidité auprès de votre ancienne institution de prévoyance pendant 30 jours au maximum. Dès que vous êtes inscrit auprès de l’Office régional de placement (ORP) et que vous avez droit à des indemnités journalières de chômage, vous êtes automatiquement assuré contre ces risques par la Fondation institution supplétive LPP, mais uniquement dans le cadre du minimum légal.
Comme l’avoir ne peut pas rester sur un compte bancaire privé, il doit être transféré vers une institution de libre passage. Vous avez le choix entre un compte de libre passage auprès d’une banque, une police de libre passage auprès d’une compagnie d’assurance ou la Fondation institution supplétive LPP. Si vous ne donnez aucune instruction à votre caisse actuelle, le capital sera automatiquement transféré à la Fondation institution supplétive au plus tard au bout de deux ans.
Un versement en espèces n’est possible que dans des cas exceptionnels prévus par la loi. Il s’agit notamment du début d’une activité indépendante, du départ définitif de Suisse (avec des restrictions pour les États membres de l’UE/AELE), de la perception d’une rente AI complète ou de l’acquisition d’un logement à usage personnel. Un versement peut également avoir lieu si l’avoir est minime, c’est-à-dire s’il ne dépasse pas le montant d’une cotisation d’épargne annuelle.
Les personnes licenciées par leur employeur à partir de 58 ans (voire dès 55 ans dans certaines caisses) peuvent demander à rester assurées auprès de leur caisse de pension actuelle. Dans ce cas, vous devez toutefois prendre en charge vous-même les cotisations salariales et patronales. Vous pouvez également envisager une retraite anticipée, si le règlement de votre caisse le prévoit, ou transférer le capital sur un compte de libre passage.
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